Le soutien thérapeutique entre les séances est le travail structuré qui aide un patient à se préparer, à donner suite ou à réfléchir entre deux rendez-vous. Il peut inclure des devoirs, des rappels, des suivis, des évaluations et des invitations à la préparation. Il ne doit pas être présenté comme un substitut à la thérapie, au jugement clinique autonome ou à une intervention en situation de crise.
Pour un cabinet, la question n’est pas de savoir si davantage d’activité du patient est toujours préférable. Il faut déterminer si l’outil soutient un parcours de soins intentionnel que les cliniciens peuvent réviser sans créer de bruit ni d’attentes irréalistes.
Donnez un objectif à chaque activité
Chaque activité entre les séances devrait avoir une raison claire. Elle peut aider à préparer le prochain rendez-vous, à compléter une tâche proposée par le clinicien, à suivre une évaluation planifiée ou à rappeler une prochaine étape pratique.
Évitez d’envoyer des messages simplement parce que le logiciel le permet. Trop de notifications sans lien entre elles deviennent du bruit pour les patients et créent davantage de travail de révision pour les cliniciens.
| Activité | Utile lorsque | Question à poser avant de l’activer |
|---|---|---|
| Devoir | Un clinicien a proposé un exercice ou une réflexion précise | Comment la complétion sera-t-elle révisée à la prochaine séance? |
| Rappel | Le patient doit se souvenir d’un rendez-vous, d’un formulaire ou d’une tâche | Le moment et le contenu peuvent-ils être adaptés au plan de soins? |
| Suivi | Le cabinet a un objectif et un processus de révision définis | Qui le voit, à quel moment et quelle est la prochaine étape? |
| Évaluation | Un clinicien utilise une mesure structurée dans son flux | Est-elle attribuée, complétée et révisée dans le bon contexte? |
| Invitation à la préparation | Un patient bénéficie d’une réflexion avant la séance | Le message établit-il clairement les attentes quant au délai de réponse? |
Concevez la boucle de révision avant le lancement
Une fonction destinée au patient n’est utile que si le cabinet sait ce qui se passe après son utilisation. Pour chaque tâche, définissez la personne qui la révise, le moment prévu, l’information présentée et la prochaine étape appropriée.
Cette clarté protège autant la relation thérapeutique que le cabinet. Les patients devraient comprendre si une invitation est une préparation autonome, un sujet à aborder à la prochaine séance ou une partie d’un flux configuré. Le produit ne devrait pas laisser croire à une surveillance clinique immédiate ou à une réponse d’urgence, sauf si le cabinet a mis en place et communiqué un tel service.
Facilitez la réalisation des devoirs
Les devoirs en thérapie échouent souvent pour des raisons ordinaires : les consignes se perdent, les tâches sont vagues, les patients oublient ou le travail semble déconnecté de la prochaine séance. Un outil numérique peut aider en rendant la tâche précise, accessible sur téléphone et facile à retrouver.
L’intention clinique demeure essentielle. Le thérapeute doit pouvoir adapter la tâche, expliquer son utilité et discuter des obstacles au retour du patient. Les données de complétion peuvent ouvrir une conversation, mais ne constituent pas une fiche de pointage.
Évaluez l’expérience du patient
Demandez à un collègue de compléter une tâche comme s’il était un patient. Vérifiez le langage, le nombre d’étapes, l’expérience des notifications et la clarté de ce qui se produit après l’envoi. Si l’expérience est confuse pour un collègue, elle le sera probablement aussi pour un patient.
Examinez aussi la vue du clinicien. Le contexte pertinent devrait être facile à trouver avant une séance et le produit devrait indiquer clairement que le clinicien demeure responsable de l’interprétation et des décisions de soins.
Sources utilisées pour ce cadre
- Association canadienne de counseling et de psychothérapie : Guidelines for the Uses of Technology in Counselling and Psychotherapy
- Commissariat à la protection de la vie privée du Canada : Principe 7 de la LPRPDE - Mesures de protection
Liste de lancement pratique
- Choisissez un seul cas d’usage, comme une réflexion avant séance ou un flux de devoirs.
- Définissez qui l’attribue, qui le révise et quelles attentes de délai de réponse sont communiquées aux patients.
- Testez tout le parcours patient et clinicien avec un petit groupe interne.
- Recueillez les commentaires après plusieurs cycles réels du flux.
- Élargissez seulement lorsque le cabinet peut opérer le processus de révision de façon constante.
enodoHealth est conçu autour de cette approche reliée : enodoAlly soutient l’engagement structuré entre les visites, tandis qu’enodoCare rapproche ce contexte des opérations du cabinet et de la préparation clinique. Pour un aperçu orienté produit, consultez le suivi thérapeutique entre les séances.
Le meilleur soutien entre les séances paraît intentionnel pour le patient et gérable pour le clinicien. Il ajoute de la continuité sans faire de promesses que le cabinet ne peut pas tenir.
